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Fabian, expert greffe de cheveux

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    Contenu relu par le Dr Marc Slama, chirurgien capillaire· Publié le 16 septembre 2026 · Mis à jour le 16 septembre 2026

    Ce qu'il faut retenir

    • L'étude de 2009 à l'origine de la rumeur n'a jamais mesuré de cheveux. Elle observait une variation hormonale chez vingt rugbymen.
    • Un essai randomisé publié en 2025 a mesuré les cheveux — densité, nombre d'unités folliculaires, épaisseur — chez 45 hommes entraînés, pendant douze semaines...
    • Une réserve s'impose sur les sources, et nous la détaillons : la recherche est largement portée par le secteur de la nutrition sportive.
    • Si vos cheveux tombent, le sujet n'est pas la créatine. C'est le diagnostic de votre chute.

    D'où vient cette réputation ?

    D'un article publié en 2009 dans le Clinical Journal of Sport Medicine, signé van der Merwe, Brooks et Myburgh.

    Vingt rugbymen de niveau universitaire ont participé à l'expérience. Chacun a reçu la créatine pendant trois semaines, puis, après six semaines de pause, le même protocole avec un placebo. Les doses : 25 g par jour la première semaine, puis 5 g par jour pendant deux semaines.

    Résultat : la testostérone ne variait pas, mais la dihydrotestostérone (DHT) augmentait de 56 % après la phase de charge et restait 40 % au-dessus de sa valeur initiale pendant l'entretien. Le rapport DHT sur testostérone progressait de 36 %, puis restait élevé de 22 %.

    La DHT étant l'hormone impliquée dans l'alopécie androgénétique, l'enchaînement s'est fait tout seul : créatine = plus de DHT = calvitie.

    Ce que cette étude a mesuré,
    et ce qu'elle n'a pas mesuré

    Elle a mesuré des concentrations hormonales sanguines. Rien d'autre.

    • Les limites de l'étude

    Ni densité capillaire, ni chute, ni état des follicules. Les chercheurs ne travaillaient pas sur les cheveux : ils s'intéressaient aux rapports androgéniques chez des athlètes.

    Et les auteurs eux-mêmes n'ont rien conclu sur les cheveux. Ils évoquent une possible conversion accrue de la testostérone en DHT, appellent à des travaux complémentaires, et notent que la sécurité clinique à long terme ne peut être garantie.

    Une étude sérieuse menée en 2025

    Depuis plus de 10 ans, plusieurs travaux ont mesuré les réponses hormonales à une supplémentation en créatine chez des sportifs. Mais aucun n'a mesuré l'impact sur les cheveux.

    C'est ce qu'ont fait Lak et ses collaborateurs, dans un essai publié en 2025. Leur article s'ouvre d'ailleurs sur ce constat : aucune donnée directe n'existait alors sur la relation entre créatine et santé du follicule pileux.

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    Le protocole

    Quarante-cinq hommes entraînés en résistance, âgés de 18 à 40 ans, répartis aléatoirement entre 5 g de créatine monohydrate par jour et 5 g de maltodextrine en placebo, pendant douze semaines. Chacun conservait son alimentation et son entraînement habituels.

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    Les mesures

    Testostérone totale et libre, DHT et rapport DHT sur testostérone par prise de sang. Et, pour la première fois, l'état réel des cheveux : densité capillaire, nombre d'unités folliculaires et épaisseur cumulée, évalués par trichogramme et par imagerie du cuir chevelu.

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    Les résultats

    Trente-huit participants ont terminé l'étude. Aucune interaction entre le groupe et le temps n'a été observée, ni sur les hormones, ni sur les paramètres capillaires. Aucune différence significative sur la DHT, sur le rapport DHT/testostérone, ni sur les mesures capillaires.

    Un détail parlant : la testostérone totale a augmenté dans les deux groupes au cours des douze semaines — davantage dans le groupe placebo que dans le groupe créatine. Ces variations reflétaient donc l'entraînement et le temps, pas le supplément.

    Une précision, parce qu'elle compte : Cet essai est paru dans la revue de l'International Society of Sports Nutrition. Plusieurs de ses auteurs déclarent des liens avec l'industrie : conseil scientifique auprès de marques de créatine, dons de produit pour la recherche, activité de consultant auprès de fabricants de compléments. Le protocole reste solide, et déclarer ces liens est un signe de sérieux plutôt que l'inverse. Mais il faut le savoir : à ce jour, la recherche sur cette question est largement portée par le secteur de la nutrition sportive.

    Pourquoi tant de témoignages, alors ?

    On commence la créatine en général entre 18 et 25 ans, quand on se met sérieusement à la musculation. C'est aussi la tranche d'âge où une alopécie androgénétique héréditaire commence à se manifester (recul des golfes, affinement du vertex).

    Le supplément est visible, daté, identifiable. La calvitie, elle, s'installe lentement et sans date de début. Quand on cherche une explication à ce qu'on voit dans le miroir, on désigne naturellement ce qui a changé récemment.

    Perte de cheveux : Quand faut-il s'inquiéter ? | Smile Partner

    À cela s'ajoute un effet d'attention : quand on redoute de perdre ses cheveux, on les observe — et on remarque une chute qui, jusque-là, passait inaperçue.

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    Faut-il arrêter la créatine
    si mes cheveux tombent ?

    Cette décision vous appartient, et elle se prend idéalement avec un médecin. Mais posons les choses clairement.

    Si vos cheveux s'éclaircissent et que vous arrêtez la créatine, deux scénarios sont possibles :

    • Soit votre chute relevait d'une alopécie androgénétique, et elle continuera — vous aurez perdu du temps.
    • Soit elle relevait d'autre chose, et vous ne saurez toujours pas quoi.

    Dans les deux cas, arrêter un supplément ne remplace pas un diagnostic. Et une alopécie androgénétique prise tôt offre davantage d'options qu'une alopécie installée. La question utile n'est donc pas « la créatine abîme-t-elle mes cheveux ? » mais « pourquoi mes cheveux tombent-ils ? ». 

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    Contactez nos conseillers en France, au 02 41 48 44 09, ils vous répondent du lundi au vendredi de 09h à 18h.

    Charles au téléphone avec un patient

    Que faire concrètement ?

    ⚠️ Ne pas se supplémenter à l'aveugle : Aucun complément capillaire n'a fait la preuve de son efficacité en l'absence de carence démontrée.

    Et si un professionnel de santé vous conseille d'interrompre la créatine pour une raison qui lui est propre, suivez son avis : cet article ne remplace pas une consultation.

    Observer la répartition

    Une chute qui recule aux golfes ou dégarnit le sommet du crâne évoque une alopécie androgénétique. Une chute diffuse sur l'ensemble du cuir chevelu oriente vers autre chose — un effluvium télogène, par exemple, souvent déclenché par un événement survenu quelques mois plus tôt.

    Repérer une date

    Une chute brutale et datable n'a pas la même signification qu'un affinement progressif sur plusieurs années.

    Consulter

    Un médecin traitant ou un dermatologue établira le diagnostic, au besoin avec un bilan sanguin. Chez un homme jeune et sportif, une carence martiale ou un régime déséquilibré sont des hypothèses à écarter avant toute autre chose.

    Questions les plus posées

    Quelles sont les effets de la créatine chez les femmes ?

    Les études citées ne portent que sur des hommes. Chez la femme, la perte de cheveux relève d'un éventail de causes plus large — carence en fer, thyroïde, variations hormonales — qui mérite d'être exploré en premier.

    La créatine peut-elle assécher le cheveu ou changer sa texture ?

    Rien ne le documente. La créatine agit sur le métabolisme énergétique du muscle ; aucune donnée ne relie sa prise à la qualité de la fibre capillaire.

    Un dermatologue peut-il dire si la créatine joue sur ma perte de cheveux ?

    Il peut surtout établir ce qui cause votre chute, ce qui est la question utile. Attribuer une part de responsabilité à un supplément chez un individu donné n'est pas quelque chose qu'un examen permet de faire.

    J'ai arrêté la créatine et je continue de perdre mes cheveux. Que faire ?

    C'est l'information la plus utile que vous puissiez apporter à un médecin : elle écarte une hypothèse et oriente vers les autres.

    Une consultation permettra d'explorer les causes plus probables.

    La créatine est-elle une hormone ou un stéroïde ?

    Ni l'un ni l'autre. C'est un dérivé d'acides aminés que l'organisme fabrique lui-même et que l'on trouve dans la viande et le poisson. Cette confusion explique une partie de l'inquiétude : on lui prête des effets qui sont ceux d'une autre famille de produits.

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    Rédactrice web chez Smile Partner
    Article rédigé par : Solyne PROUST, Rédactrice web pour Smile Partner

    Solyne est rédactrice web pour l’agence Smile Partner. Dotée d’une forte appétence pour la lecture et l’écriture, elle aime apprendre quotidiennement et développer ses connaissances en matière de soins capillaires auprès de nos praticiens partenaires.

    docteur marc slama expert capillaire
    Article vérifié par : Dr Slama, chirurgien plasticien en santé capillaire à Paris

    Le Dr Slama est chirurgien capillaire, diplômé de l'Université Paris Descartes. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris, il a dirigé le département de chirurgie plastique reconstructrice, avant de consacrer son activité à la santé capillaire au sein d'une clinique parisienne. 

     

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