C'est une perte de cheveux provoquée par une tension mécanique répétée sur la racine. Elle est décrite dans la littérature médicale depuis le début du XXe siècle, initialement chez des femmes portant des queues de cheval serrées.
Le mécanisme est simple : un cheveu tiré en permanence enflamme le follicule qui le porte. L'inflammation fragilise, la fibre casse, puis le follicule finit par ne plus produire. Si la tension cesse à temps, il récupère. Si elle se prolonge, il est remplacé par du tissu cicatriciel, et là, il n'y a plus rien à relancer.
C'est précisément ce qui rend cette alopécie singulière : elle est d'abord réversible, puis irréversible. Aucune autre forme de chute ne fonctionne ainsi.
Ce qui la distingue aussi d'une alopécie androgénétique : celle-ci est hormonale, génétique, progressive, et touche des zones prédéterminées. L'alopécie de traction est purement mécanique. Elle apparaît là où l'on tire, et nulle part ailleurs.