Le traitement d'une pelade dépend avant tout de son étendue. Ce qui suit décrit l'état des pratiques telles qu'elles sont documentées par les autorités de santé et les sociétés savantes. Aucun de ces traitements ne relève d'un choix personnel : leur prescription, leur surveillance et leur arrêt appartiennent au dermatologue.
→ Les formes limitées
Face à une ou deux plaques récentes, la première option envisagée est souvent la simple surveillance : le follicule étant vivant, la repousse se produit fréquemment d'elle-même.
Lorsqu'un traitement est engagé, il reste local. Les corticoïdes appliqués sur la plaque, ou injectés directement dans la zone atteinte, visent à calmer l'inflammation qui bloque le cycle de croissance.
D'autres options existent selon les situations et les habitudes du praticien, notamment l'immunothérapie de contact et la photothérapie. Leur mise en œuvre suppose un suivi spécialisé.
→ Les formes étendues ou résistantes
Quand la maladie progresse rapidement ou touche une large surface, la stratégie change de nature. Des bolus de corticoïdes, ou une corticothérapie orale seule ou associée au méthotrexate, permettent de freiner la progression d'une pelade aiguë, notamment en attendant l'effet des traitements de fond.
Ces traitements généraux ne sont pas anodins. Leur intérêt, leur durée et leur tolérance se discutent au cas par cas, et ils ne sont pas envisagés pour des formes limitées.
→ Les inhibiteurs de JAK : ce qui a changé
C'est l'évolution majeure de ces dernières années, et elle découle directement de la compréhension du mécanisme auto-immun décrit plus haut : ces molécules interrompent la cascade inflammatoire qui prend le follicule pour cible.
Deux molécules sont aujourd'hui disponibles et prises en charge en France. Le baricitinib a été la première spécialité indiquée dans la pelade sévère de l'adulte : la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé le considère comme un traitement de première intention. Le ritlécitinib est quant à lui positionné en première intention chez l'adulte et chez l'adolescent à partir de 12 ans.
Ces traitements se prennent par voie orale et nécessitent un encadrement strict. Leur prescription impose un bilan préalable puis un suivi, sur une ordonnance de médicament d'exception. Une surveillance biologique est requise à l'instauration comme en cours de traitement, et la Commission de la Transparence recommande une utilisation prudente chez les personnes présentant des antécédents cardiovasculaires ou un risque de tumeur maligne.
Autrement dit : une avancée réelle, mais pas un traitement que l'on démarre à la légère. La balance entre bénéfice attendu et risques se discute avec le dermatologue, en fonction de votre âge, de vos antécédents et de la sévérité de l'atteinte.
Cette section décrit les traitements documentés par les autorités de santé, à titre strictement informatif.